JE SAIS PAS hé ho

Il y a ceux qui savent et ceux qui savent pas. Moi je sais pas, et je prends pas la peine de chercher à savoir.

mercredi 12 mai 2010

FUCK MY LOVE

 To the lovers we left behind, to the bad days and the great nights: we all fall down.
Je m'étais promis, je t'avais promis, de te dire au revoir. Jusqu'à un certain point, j'avais réussi. Et puis voilà que tu es parti, rentré chez toi, me laissant tout seul dans ce grand couloir autrefois si vivant si peuplé. Rien que d'y repenser, j'en ai l'estomac qui se noue et le cœur qui se noie. Je me souviens de toutes nos conversations, moi sur le pas de ma porte, toi sur celui de la tienne; je me souviens de nos repas, de ma cuisine dégueulasse, pas comme celle de ton amoureux qui sait y faire, niveau cuisine. Je me souviens de mon malaise en ta présence, toi le plus parfait des parfaits. Et il y a eu ce voyage à Liverpool/Manchester. Je suis allé au stade, pourtefaireplaisir et m'intéresser à ces choses qui te plaisent; échec cuisant, j'en suis ressorti en morceaux, au bord de l'asphyxie. Et cette nuit, le vendredi, où nous sommes rentrés en avance; où nous sommes allés discuter tous les deux dans la cuisine parce que j'avais bien compris que tu n'allais pas bien et que ton petit cœur à toi aussi, il souffrait même si c'était pour une toute autre raison; de tes confidences; de comment tout à coup, tu es devenu un homme, et non plus un dieu, et comment alors, je me suis mis à t'en aimer encore plus. Au vent, les promesses. Je ne peux pas t'oublier, Felix May (oui je m'en fous je mets ton nom, parce que pour une fois dans ma misérable vie, je vais dire la vérité, la putain de vérité même si elle me scie en deux et me jette aux crocodiles), je ne peux pas t'oublier et j'en ai pas envie, de toute façon: ce que je veux, c'est que tu le plaques et que ce soit moi qui occupe tes rêves, que ça soit à moi que tu penses avec amour et nostalgie, que tu viennes calmer mes peurs. Comme dans ce rêve que j'ai fait, samedi soir; ça ne m'est jamais arrivé, de rêver pour de vrai d'un garçon dont j'étais amoureux. Tout s'y passait à merveille: toi et moi vivions notre amour clandestinement parce que les autres, ceux qui connaissaient ton amoureux, ne devaient pas savoir.
Je vais tout te dire, tout t'avouer. Même si ça doit compromettre l'amitié que tu me portes -selon tes propres mots. Et aussi pour qu'enfin, je brise cette illusion qui me donne envie de chialer. Je vais faire face à la vérité pour la première fois en vingt-et-une longues années, je vais y faire face et la dévoiler. J'y crois étrangement, à nous. Je ne sais pas pourquoi mais je m'accroche à ces lambeaux de rêve comme à une branche morte et ce, malgré les envies de frapper les murs à coups de poing, de pleurer jusqu'à plus soif, de m'enfermer dans ma chambre et de jouer au poète mélancolique qu'elle crée. Je serais prêt à tout abandonner si tu me le demandes, Felix. Dis un mot, une phrase, dis que tu m'aimes et je serais à toi; je t'aime à la folie, et je suis devenu fou, ça y est.
BITE MY EARS blood red shoes; don't ask.

jeudi 11 mars 2010

Me voilà passé de l'autre côté de la barrière. Je n'ai plus vingt ans, je suis un adulte à présent. Peu importe, pour être honnête. Je sais juste que je suis bien, là maintenant, tout de suite. Je n'ai jamais autant aimé, été aimé, entouré, et je ne voudrais pas que ça cesse. Mais la semaine prochaine, c'est le début de la fin, les derniers jours commenceront. Je m'y prépare, lentement, à avoir mon petit cœur stupide brisé par des tonnes de départ. Je vais à nouveau me sentir seul, je vais à nouveau avoir envie de pleurer en regardant des gens partir, retourner à leur vie normal, tout en me laissant tout seul dans la bulle que nous avons occupée ces derniers temps. Dur retour à la réalité.

Je voulais vous dire merci, du haut de ma chaise de bureau, merci pour tout. Merci. Je n'ai pas envie d'écrire des tonnes, parce que mon cerveau ne sait pas mettre des mots sur ce que je ressens.


BITE MY EARS regina spektor; samson.

jeudi 11 février 2010

UN MILLIER DE CHOSES QUE JE NE SAIS PAS FAIRE

Forgive them even if they're not sorry.



Je suis un incapable, un garçon pas doué. Je ne sais pas aimer comme il faut et je ne sais pas vivre joyeusement. Je sais me plaindre et gémir, ça oui, mais d'après les gens ici c'est normal, vu que je suis Français. Pas faux du tout cette histoire-là. Je me suis réveillé ce matin avec la furieuse envie d'avoir une furieuse envie. Rien du tout. Juste, j'aimerai bien manger quelque chose. J'ai un peu faim, c'est vrai. Je ne sais pas cuisinier, tiens; hier j'ai presque raté deux œufs durs. Je ne les ai pas ratés, ils étaient quand même mangeables, voir même assez bons. Assez parlé cuisine, ça vous ennuie et ça m'ennuie aussi. De toute façon, un rien m'ennuie, je suis comme ça. C'est parce que je ne sais pas m'amuser sans penser aux conséquences. D'où ma vie sentimentale/sexuelle plus que réduite; je ne suis pas comme ça, que voulez-vous que j'y fasse. J'aime les beaux sentiments à l'ancienne, le romantisme et la tendresse. Mais je ne sais pas exprimer mes sentiments alors tout ça, c'est en imbroglio sans fin. OH ! que je suis chiant ! J'ai des convictions politiques que je refuse d'étaler, je sais des choses dont je refuse de parler, je vis des histoires que je refuse de raconter, tout ça parce que je ne sais pas me livrer et m'ouvrir. Je le fais à un blog, c'est plus pratique, on n'a pas de réponse, on ne craint rien que des commentaires d'autres égocentriques adeptes du web 2.0. Mes véritables amis n'ont même pas l'adresse de mon refuge cybernétique; je crois que j'aurais trop peur qu'ils me comprennent vraiment, parce que moi-même je suis incapable de voir clair en moi. J'ai cru y être arrivé, à une époque, mais j'avais apparemment tort. Quelqu'un pour me donner raison ?
Je déteste tellement ces beaux textes, ces récits à l'ancienne, pleins de jolis mots pédants et longs de six syllabes. Je les hais parce que je suis incapable de les écrire sans sonner comme un contrebandier qui essaie de faire passer des bijoux de camelote pour des chefs-d'œuvre d'orfèvrerie.

BITE MY EARS julien casablancas; out of the blue.

mercredi 3 février 2010

Le garçon d'en face.

Now it's time to say goodbye. I know it. I have, I think. I will still love you for a moment though, because you're everywhere in my world.

Dans le bus, j'ai senti ton odeur, ton parfum. Je crois que tu as dit que c'était du Lacoste, mais je m'en fiche, je vais pas aller t'en acheter un flacon, je suis pas ta pute. Ca m'a fait penser à toi évidemment, comme si tu étais là, avec moi, en route pour le cinéma, pour aller voir Jude Law et ce que j'ai réalisé, c'est que je ne t'aimais pas. Plus. Plus tout à fait, alors. J'ai compris que tu l'aimes, lui, et que tu es heureux avec lui, et que moi aussi, je l'aime bien lui. Je peux pas faire ça à un "ami" pas vrai ? Être amoureux de l'homme de sa vie... Je crois que ce que j'aime, c'est l'idée de toi. Rencontrer un beau garçon, gentil comme toi, amusant et tendre, et me marier dans mon cœur avec lui, comme toi et lui vous l'êtes. Je voudrais rencontrer, pas le prince charmant, mais son cousin par alliance, le prince acceptable.
Je continuerai toute ma vie à me demander si toi et moi, ça aurait pu ou ça n'aurait pas pu, parce qu'on est si similaires l'un et l'autre. Et comme tu l'as fait remarquer hier soir, c'est une coïncidence à peine étonnante; deux garçons, gays, qui n'ont pas de liens avec leur père. Tu vois on est pareil toi et moi. Mieux vaut tard que jamais, 806, alors au revoir.


BITE MY EARS pj harvey; you said something.

mercredi 23 décembre 2009

GO SLOW


I just decided I was postmodern; I don't know if that makes sense, or if it implies anything, but since it seems to be today's fashion, and since YYY seems to be postmodern themselves, here I am.




Il y a des jours où je m’ennuie tellement, où je n’ai tellement rien à faire que ma seule occupation c’est de me morfondre sur mon pauvre sort de mortel dont le petit cœur est abîmé. Et alors là je deviens horrible, le genre de personne que tu n’as pas envie de connaitre, même pas à la télévision. Je suis de mauvaise humeur et la seule personne que j’arrive à supporter c’est mon chat, et encore je n’y arrive même plus parce qu’il est mort, la pauvre bête. Ca c’est un coup dur aussi. Qui est-ce que je vais caresser maintenant ? Dans un sens j’ai encore ma peluche de quand j’étais enfant, la belle époque quoi, donc j’ai pas de quoi me plaindre, j’aurais pu ne plus l’avoir. Nounours. C’est terrible parce que depuis hier j’ai l’impression d’être une adolescente idiote alors que je suis censé être soit un vieil ado, soit un jeune adulte. Déjà hier c’était comme ça, et cette nuit, j’ai rêvé des Libertines et j’ai été obsédé par eux. Comme une ado au début des années zéro quoi. Et là j’ai besoin d’un chat/d’une peluche. Tout ça parce que je m’ennuie et donc je pense à ce beau garçon qui habite de l’autre côté du couloir, là bas, en Angleterre, là où tout le monde est gentil et où il y a des tonnes et des tonnes de choses à faire.
J’en aussi un peu marre de ma vie maintenant ; je n‘en vois plus vraiment le bout, c’est comme si les choses ne bougeaient plus et n’avaient jamais vraiment bougé. Etonnamment ça ne me fait ça que lorsque je suis à Tirieu, chez ma mère. A Lyon ça m’arrivait aussi mais un peu moins. Et à Reading au contraire, j’ai l’impression d’être pris dans une tornade tellement je ne comprends plus rien à ce qui m’arrive. Dis maman, c’est quoi le bonheur ? Dis papa, c’est quoi la force ?
Le bonheur ça va, je connais –enfin je pense. La force en revanche… Je suis une sorte de bête peureuse et faible qui fléchit sous son propre poids –et je pèse pas lourd, je vous le dit. Je n’ai qu’une envie, fuir, tout le temps et partout. Sauf parfois à Reading, où il me semble être dans les bras de quelqu’un alors qu’en réalité, c’était juste un rêve. Allez, soyons superficiels encore une fois, ça ne peut que faire du bien.

BITE MY EARS The Xx; Crystallised.

WHAT'S EATING YOU IS A MYSTERY



... well not that much a mystery as a cancer. Not a real one though. Just a terrible one because the one cure is what this cancer prevents you from having.




J’aimerais bien que ma vie soit un Skyblog grandeur nature. Déjà ça voudrait dire que je serais une adolescente idiote et donc que je n’aurais aucun problème, hormis ceux qui sont ‘dans la nature’. Et franchement, je crois que je pourrais encaisser le coup de la poitrine qui grandit. Et ça signifierait aussi que pour chaque problème que je traverserais, il me suffirait simplement de poster un article de trois lignes et demi rempli de fautes de Français en haut duquel je mettrais un petit montage scintillant ridicule –si possible avec des cœurs et des ours en peluche– et mes 3268 lecteurs quotidiens me laisseraient des petits « comz » pour me réconforter à grands coups de « ZÖubii$$ d’amÖurrrr » (Bisous d’amour), « KiSSSoooos, cOUrAgE mA b3ll3, On TM fOOOOOOr hihi » (Bisous, courage ma belle, on t’aime fort –rire idiot–) ou « la vit c pa fassile ms tu c c cm sa é pui on é la pas vrè ? on toublit pa, promi bizzzzzzzz » (La vie c’est pas facile mais tu sais, c’est comme ça et puis on est là pas vrai ? On t’oublie pas, promis. Bisous.)
D’un coup tout irait mieux et je pourrais me remettre à baver sur mon poster de Johnny Depp (un peu plus de saleté sur ce type, ou un peu moins, je crois qu’il n’en est plus à ça près de toute façon) et la vie redeviendrait aussi rose que mon couvre-lit Hello Kitty. Mais ce qu’on découvre le jour où nos parents nous condamnent à devenir responsables, c’est que la vie en dehors de notre chambre c’est terriblement injuste. C’est injuste parce qu’on a beau prétendre ne pas avoir de sentiments, on en a quand même. C’est terriblement injuste parce que la plupart du temps, ces beaux et nobles sentiments se retrouvent piétinés et ignorés par les autres, les grands méchants de l’autre côté de la porte. Et d’un coup, tu t’en prends plein la gueule, pour parler poliment. Tout ça c’est très fatiguant, tellement fatiguant que parfois je regrette mon adolescence, pourtant période honnie et détestée au moment où je la vivais. Il y a tellement de choses qui s’agitent en moi, de sentiments qui essaient de se faire remarquer que j’en oublie parfois que je devrais vivre ma vie un peu plus et pleurer sur mon sort un peu moins. En attendant la sagesse, je voudrais juste dire à mon voisin d’en face que je l’aime. Il n’a aucune chance pour qu’il lise –et comprenne– ce billet un jour et c’est tant mieux. N’empêche que je l’aime.

BITE MY EARS The Long Blondes; Giddy Stratospheres.