I just decided I was postmodern; I don't know if that makes sense, or if it implies anything, but since it seems to be today's fashion, and since YYY seems to be postmodern themselves, here I am.
Il y a des jours où je m’ennuie tellement, où je n’ai tellement rien à faire que ma seule occupation c’est de me morfondre sur mon pauvre sort de mortel dont le petit cœur est abîmé. Et alors là je deviens horrible, le genre de personne que tu n’as pas envie de connaitre, même pas à la télévision. Je suis de mauvaise humeur et la seule personne que j’arrive à supporter c’est mon chat, et encore je n’y arrive même plus parce qu’il est mort, la pauvre bête. Ca c’est un coup dur aussi. Qui est-ce que je vais caresser maintenant ? Dans un sens j’ai encore ma peluche de quand j’étais enfant, la belle époque quoi, donc j’ai pas de quoi me plaindre, j’aurais pu ne plus l’avoir. Nounours. C’est terrible parce que depuis hier j’ai l’impression d’être une adolescente idiote alors que je suis censé être soit un vieil ado, soit un jeune adulte. Déjà hier c’était comme ça, et cette nuit, j’ai rêvé des Libertines et j’ai été obsédé par eux. Comme une ado au début des années zéro quoi. Et là j’ai besoin d’un chat/d’une peluche. Tout ça parce que je m’ennuie et donc je pense à ce beau garçon qui habite de l’autre côté du couloir, là bas, en Angleterre, là où tout le monde est gentil et où il y a des tonnes et des tonnes de choses à faire.
J’en aussi un peu marre de ma vie maintenant ; je n‘en vois plus vraiment le bout, c’est comme si les choses ne bougeaient plus et n’avaient jamais vraiment bougé. Etonnamment ça ne me fait ça que lorsque je suis à Tirieu, chez ma mère. A Lyon ça m’arrivait aussi mais un peu moins. Et à Reading au contraire, j’ai l’impression d’être pris dans une tornade tellement je ne comprends plus rien à ce qui m’arrive. Dis maman, c’est quoi le bonheur ? Dis papa, c’est quoi la force ?
Le bonheur ça va, je connais –enfin je pense. La force en revanche… Je suis une sorte de bête peureuse et faible qui fléchit sous son propre poids –et je pèse pas lourd, je vous le dit. Je n’ai qu’une envie, fuir, tout le temps et partout. Sauf parfois à Reading, où il me semble être dans les bras de quelqu’un alors qu’en réalité, c’était juste un rêve. Allez, soyons superficiels encore une fois, ça ne peut que faire du bien.


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire